Ton regard sur le skyrunning ? Le mot skyrunning, est composé de « running » donc courir, ce qui sous entend une distance qui reste raisonnable puisque inférieure à 50 km, et de « sky » qui signifie ciel. Quoi de mieux que la montagne pour s’en approcher ? Les parcours sont tracés dans un univers de montagne proche de la nature avec un dénivelé certain, à la différence du trail qui peut se faire partout, même sur un terrain plat. Le skyrunning est le format de course que j’affectionne le plus. Il allie un effort assez intense avec des notions de vitesse, car la distance n’est pas trop importante et surtout il a pour cadre des paysages montagneux magiques : Ventoux, Mont-Blanc, Val d’Isère... Autant de petits paradis que j'ai pu découvrir ou redécouvrir. Son succès est lié, je pense, au désir d'aller à la rencontre de beaux paysages et de s’évader de la civilisation. Céline Lafaye.
A la base le skyrunning est une course sur les hautes montagnes avec des parcours plutôt techniques et des passages en altitude. Aujourd’hui il doit s’adapter afin de pouvoir s’intégrer dans des pays autres que l’Italie, son lieu de naissance. Au Royaume-Uni par exemple, on ne trouve pas vraiment de sommet en altitude et sa pratique doit se contenter de la technicité des parcours. La France n’a pas à la base une coutume de courses très techniques, comme on trouve facilement en Italie et les premières Sky Races n’étaient pas forcement très bien adaptées à cette pratique. Je suis vraiment content de voir qu’aujourd’hui de nouvelles courses apparaissent qui répondent mieux au vrai profil skyrunning. Il y a dix ans j’ai commencé à faire des allers-retours en Italie depuis l’Angleterre, avec un ou deux amis coureurs, afin de participer à quelques Sky Races dans les Alpes et leur format m’a immédiatement plu. Andy Symonds.
Le skyrunning est beaucoup plus typé montagne que les autres trails, avec de gros dénivelés, des passages techniques, des descentes vertigineuses. Je pense qu'il va continuer d’évoluer et de rencontrer le succès. Je le pratique presque à chaque entraînement car je préfère être en pleine montagne, là où il n’y a pas forcément de chemins et aller vers de nouveaux sommets sans croiser personne. Les gens viennent au trail pour se retrouver en nature et le skyrunning constitue en quelque sorte l’étape suivante qui amène en montagne voire haute montagne. Gédéon Pochat. rois questions aux vainqueurs du Salomon Skyrunner France Series 2015 Céline Lafaye, Andy Symonds et Gédéon Pochat, sont les vainqueurs femme, homme et espoir, du Salomon Skyrunner France Series 2015. Céline Lafaye a remporté les étapes du 46 km du trail du Ventoux, 32 km de l'Altispeed et terminé 3ème du Marathon du Mont-Blanc. Andy Symonds a gagné le 46 km du Serre Che Trail Salomon, pris la deuxième place de l'Altispeed et la troisième du Marathon du Montcalm. Gédéon Pochat, vainqueur espoir du Marathon du Montcalm, s'est classé deuxième espoir du Serre Che Trail Salomon et de l'Altispeed.Céline Lafaye, née le 9 décembre 1981 à Tours, est chercheur en biologie-post doctorant à Grenoble. Membre du team Inov8, elle est licenciée au club Echirolles athlétisme. Parmi ses résultats préférés, sa 3ème place à Sierre Zinal en 2011, son chrono amélioré sur cette course en 2015, sa 2ème place au Bélier 2011 à la Clusaz à 8 secondes d’Aline Camboulives et son titre de championne de France trail court en 2013 à Gap.Andy Symonds né le 28 avril 1981 à Manchester, habite à Lagnes dans le Vaucluse. Ingénieur en énergies renouvelables, il fait partie du team Scott Running. Vainqueur de la Transalpine Run 2009 et 2010, des Templiers 2011, il a pris la 3ème place du 80 km du Mont-Blanc 2015.Gédéon Pochat, né le 4 janvier 1995 à Annecy, réside dans le petit hameau de Rovagny, commune de Talloires. Etudiant en 3ème année de DUT Mesures Physiques à l’IUT d’Annecy-le-Vieux, section sport étude, il est licencié au CAF Annecy compétition. L'hiver il pratique le ski alpinisme et l'été il ajoute au trail, du VTT, vélo de route et un peu d'alpinisme. Cette année il a terminé 9ème au cross du Mont-Blanc, 2ème au 15 km de la Maxi-Race et signé un chrono de 36’05'' sur le kilomètre vertical au Grand-Serre.Quel est ton meilleur souvenir d'étape sur le Salomon Skyrunner France Series 2015? Même si j'ai trouvé très belles les trois étapes auxquelles j'ai participé, mon cœur penche tout de même pour l’Altispeed en raison de ses 32 km et près de 2500 m de dénivelé positif. Autant dire que le plat n'a pas de place, ce qui me correspond tout à fait. Ce jour-là tous les éléments étaient réunis pour performer, avec un grand ciel bleu et la montagne magnifique. C’était la première fois que je venais à Val d’Isère et j’ai été agréablement surprise. Je m’attendais à parcourir de larges pistes au milieu des remontées mécanique alors que nous avons couru sur de beaux petits sentiers comme je les aime et qui m’ont même permis de monter à 3386 m, un record pour moi. Je redoutais un peu l’altitude mais finalement, je ne l’ai pas du tout ressentie et pour clôturer la journée, j'ai fait un passage au centre aqualudique pour récupérer encore plus vite. En résumé, une superbe course permettant de découvrir des paysages somptueux et dans une très bonne ambiance. Bravo à l’organisation. Céline Lafaye.
Difficile de choisir une étape par rapport à une autre. En fait je les ai toutes appréciées. Chacune avait son tracé, style, ambiance, différents et son lot de surprises! La neige recouvrait en partie le trail du Ventoux, mais était remplacée par du terrain sec sur l'Altispeed. Le Marathon du Montcalm avait un profil vraiment classique avec son simple aller-retour au sommet depuis le village. La dernière étape à Serre Chevalier, qui promettait des vues exceptionnelles et un terrain technique sur les crêtes de haute montagne s’est transformée en bain de boue et une visibilité souvent proche de zéro.Andy Symonds.
J'ai bien aimé l'étape sur le Serre Che Trail Salomon. Une première pour moi sur un format aussi long. Les conditions météorologiques dantesques ont rendu la course d’autant plus intéressante. Mon passage préféré a été la traversée sur les crêtes dans le brouillard jusqu’au col du Granon. J’affectionne particulièrement le trail, car même dans la tempête on réussit à profiter de la montagne et à jouer avec elle. L’ambiance était géniale dès le départ. Voir tous ces trailers aussi motivés pour aller passer en montagne plusieurs heures à se faire rincer était touchant ! Gédéon Pochat.
Pour quelles raisons tu pratiques le skyrunning et les qualités qu'il exige ?
Le skyrunning fait partie de mon programme puisque c’est « ma raison » de courir et de m’entraîner et le format de course que j’aime le plus. Je cours aussi et surtout parce que j'aime la montagne, et cet effort particulier. Quelle récompense quand on arrive en haut d’un sommet et que l'on peut admirer le paysage. Je déteste courir sur route et surtout sur du plat. A l’entraînement j’évite au maximum ce genre de terrain, même si il faut en faire de temps en temps. On va dire que je suis « légèrement » accro au dénivelé positif. Il est évident qu'en skyrunning, il faut bien monter et surtout bien descendre mais également être très endurant car ces formats de 4 à 5 heures sont très exigeants. Bref, aller vite mais longtemps ! Céline Lafaye.
J’apprécie dans mon programme un mélange de courses, profils et distances. Je ne suis pas contre une ou deux compétitions sur des parcours très roulants dans l’année, mais une chose est sûre, celles en haute montagne me plaisent toujours le plus. Grimper un sommet et admirer la vue qu'il offre m'apporte beaucoup de satisfaction. Elle augmente avec le fait d'aller le plus vite possible et lors d'une compétition. Andy Symonds.
Le skyrunning me permet d’aller là où mes yeux se posent et de ne pas me limiter aux chemins. Cette pratique nécessite une connaissance de la montagne pour y évoluer en sécurité. mais également un bagage technique et un bon mental pour avaler des dénivelés de fou. Gédéon Pochat.
Les podiums Salomon Skyrunner France Series 2015.Femmes1 Céline Lafaye, 3800 pts.2 Sandra Martin, 3750 pts.3 Agnès Lehmann, 3160 pts.Hommes1 Andy Symonds, 3650 pts.2 Thibaut Baronian, 3040 pts.3 Julien Navarro, 3000 pts.Espoirs1 Gédéon Pochat, 3750 pts.2 Antoine Biard, 3340 pts.3 Nicolas Delmi-Deyirmendjian, 2200 pts.http://www.skyrunnerfranceseries.comphotos Goran Mojicevic Passion Trail et JMK Consult.
Xavier Thévenard à nouveau sacré, Nathalie Mauclair confirme son statut de Championne du Monde de Trail !
L'athlète jurassien a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès chamoniard, qui compte désormais un deuxième succès sur l'UTMB (après
celui de 2013), acquis samedi après-midi à l'issue d'une course menée
de main de maître tout au long des 170 km et 10 000 m D+. En 21h09:15,
Xavier Thévenard a dominé largement ses adversaires du jour, qui se
nomment Luis Alberto Hernando (ESP), 2ème à 49 minutes, et l'Américain
Dave Laney, 3ème à 50'30.
La longue aventure a débuté vendredi à 18 heures de Chamonix
Mont-Blanc pour les 2 563 partants devant un public encore et toujours
très nombreux.
C'est sur un rythme d'enfer que les 13 premiers kilomètres (et
900 m D+) ont été avalés par la tête du peloton, et notamment les
Espagnols Tofol Castaner, Miguel Heras, Luis Hernando Alberto,
flanqués d'Erik Clavery (FRA), Sage Canaday USA) et déjà, de Xavier
Thévenard : « J'ai bien senti que c'était parti vite. Je n'ai pas
essayé de suivre. Je me suis focalisé uniquement sur mon tempo, ma
course, et mes temps de passage estimés » dira plus tard Xavier Thévenard.
On constate les premiers dégâts dans le groupe des favoris.
Heras, Canaday, Chaigneau, et bientôt Chorier (La Fouly), puis Castaner,
3ème l'an dernier, abandonnent après la mi-course. Xavier Thévenard est
resté fixé sur ses objectifs, dans une ambiance nocturne dont il a
profité au maximum : « Courir à la pleine lune, sous les étoiles, c'est unique, j'ai eu envie de savourer ».
Au sortir de la nuit, l'écart est déjà conséquent entre Luis Hernando Alberto, et l'Américain Swanson, deux fois 2e
de la Western States (2014 et 2015). Avec quasiment une heure d'avance à
Trient (km 138), Xavier Thévenard avait sans doute fait le plus dur.
Seule l'écrasante chaleur régnant dans le massif semblait encore
l'inquiéter, lui et son team. Et la fin de course fut effectivement
éprouvante pour lui. « Dans la Tête aux Vents, j'ai souffert, je
n'avançais plus. Il faisait super chaud, je n'avais plus d'eau, j'allais
chercher dans les ruisseaux, c'était compliqué ».
La concurrence en sera néanmoins réduite à se disputer les
places de 2 et 3. Et quelle bagarre ! Luis Alberto ne rendra pas les
armes, et se montrera ragaillardi après une nuit difficile, et terminera
à la seconde place, après un abandon l'an dernier. Il résistera avec
panache aux Américains Seth Swanson et David Laney, qui eux, ne se
feront aucun cadeau. Seules 28 secondes les séparent à l'arrivée, avec
un avantage à David Laney, revenu de l'arrière dans les 20 derniers
kilomètres.
Suivent au classement, Gonzalo Calisto, Fabien Antolinos, Erik Clavery...
Du côté de la course féminine, Nathalie Mauclair a confirmé
son statut de Championne du Monde de Trail ! Comme elle s'est le faire
si bien, sa gestion de course du début à la fin aura été parfaite pour
dominer ses adversaires du début à la fin de course. Elle boucle les
170km en 25h15 et devance sa dauphine, l'espagnole Uxue Fraile Azpeitia,
de près de 1h15. La troisième marche du podium revenant à la suissesse
Denise Zimmermann en 27h33.
Nathalie Mauclair est la 2ème française à remporter l'UTMB après Karine Herry en 2006. " C'est
incroyable cette course... parfois on se croirait au Tour de France
tellement il y a de monde le long du parcours. Sincèrement, venant de
Sarthe, je ne pensais pas gagner ici vu le profil très montagnard du
tracé. Je venais ici sans pression et puis au fil des kilomètres j'ai
commencé à y croire. C'est tout juste incroyable de gagner cette
épreuve... "
A noter l'abandon de la française Caroline Chaverot au 150ème kilomètre alors qu'elle était 2ème au classement.
Photos Franck Oddoux - Pascal Tournaire

Une aventure exceptionnelle et très exigeante !
La Petite Trotte à Léon - 300 km et 26 000 m de
dénivelé positif en 142 h maxi -est la première course d'une semaine
folle. Départ dans moins d'un mois ! Elle fait réellement partie des
courses de la semaine de l'Ultra-Trail du Mont- Blanc, mais reste une
épreuve à part... Chaque année autour du Mont-Blanc un nouveau parcours,
passant par les 3 pays frontaliers, est concocté. Au menu : des
sentiers peu fréquentés et sauvages, des défis emmenant encore plus haut
et encore plus loin. Une véritable aventure qui cette année rend
hommage à Jean-Claude Marmier qui en fut le directeur de course durant 6
années et qui a disparu en juillet dernier.
La PTL est une épreuve d'ultra-endurance très difficile.
Elle se déroule en moyenne et haute montagne, hors des
sentiers battus, voire parfois même inexistants. Ce n'est pas une course
mais une épreuve sans classement où, en autonomie complète, les équipes
de 2 à 3 participants sont indissociables. S'il faut indéniablement des
qualités de trailer, cette spécificité met en avant les valeurs
humaines qui forgent des amitiés durables, dans l'exploration de ses
limites dans un esprit d'équipe. Il n'y a plus de défi personnel mais
solidarité de toute une équipe. Pour tenter l'aventure, il est
nécessaire d'avoir l'expérience des sports d'endurance, une bonne
connaissance de la montagne et de la topographie, le sens de la
solidarité et l'esprit d'équipe. Le parcours n'est pas balisé,
simplement carté ! (Traces GPS et cartes fournies).
Une édition 2015 « Best-of » des PTL passées
Pour tous ceux qui ont connu Jean-Claude Marmier, cette
édition sera un véritable hommage à l'homme qui dès la création de
l'épreuve en 2008, en est devenu le leader pour transmettre tout son
amour de la montagne et de l'engagement. Pour cette édition spéciale, le
tracé choisi passera par le cairn érigé à sa mémoire dans la
Tarentaise, près du Ruitor, dans la descente du Col de Montseti et où
chacun pourra ajouter sa pierre.
Faire un parcours différent chaque année était son idée. Pour cette 8e
édition, c'est sûr la PTL passera par les plus beaux sites, souvent
difficiles d'accès, engagés, avec des passages sur les plus hautes
routes du massif du Mont-Blanc. Au-delà de la fatigue, chaque coureur
sera ébloui par la beauté des levers de soleil sur une montagne encore
vierge. Au programme :
- 16 cols à plus de 2 000 m d'altitude
- Le Buet (3 096 m), le plus haut sommet
Un parcours exceptionnel en quelques points remarquables :
- Départ spectaculaire par les 70 virages du Kilomètre Vertical sous le Brévent.
- Col de la Cicle (km 41,50) : superbe belvédère avec d'un
côté vue sur le massif du Mont-Blanc et de l'autre sur les pré-Alpes du
Beaufortain.
- Proche de la Pierra Menta, vue magnifique depuis le refuge Presset.???
- Du refuge Archeboc (km 118) au refuge Deffeyes (km 133) : la
vallée sauvage de Bellacomba aux multiples lacs avec en prime l'immense
glacier du Ruitor.
- Depuis la Tête de Licony (km 160) vue extraordinaire sur la
face sud du massif du Mont-Blanc, et les Grandes Jorasses.
- Catogne (km 221) : 360° sur les Alpes valaisannes avec la
présence imposante du Grand Combin, du mont Vélan et au loin la Dent
Blanche.
- Le Luisin (km 253) : vue sur les dents du Midi et la région du Chablais, les dents de Morcles et les Alpes suisses.
- Mont Buet (km 277) : point culminant du parcours avec vue
panoramique sur le massif du Mont-Blanc et les Aiguilles rouges.
Plus d'infos
Autonomie complète, 3 bases de vie, épreuve limitée à 100
équipes de 2 ou 3 coureurs. La liste du matériel obligatoire est
conséquente au vu de l'aventure... Plus d'infos sur le site
Départ : Lundi 24 août à 17h30 du centre de Chamonix Mont-Blanc pour 142 h maximum.
Des victoires très arrosées !
Dimanche 9 août autour de Barcelonnette de fortes
chutes de pluie ont rendu le terrain boueux sur les trois parcours de
l'Ubaye trail Salomon. Parfois même, le brouillard a enveloppé les
coureurs. Ces mauvaises conditions météorologiques n'ont pas réussi à
entamer la bonne humeur de la quasi totalité des trailers.
Logiquement les participants du 42 km ont été les plus
arrosés, mais l'intégralité du parcours avec la montée au Chapeau de
gendarme a été bouclée. Mélanie Rousset après une course très régulière a franchi la ligne d'arrivée en vainqueur. " Dès
le départ mes sensations ont été très bonnes. J'ai trouvé le parcours
agréable et la montagne, même seulement entrevue, magnifique. Le son des
cloches au sommet du Chapeau de Gendarme donne envie de grimper encore
plus vite et les ravitos sont très bien positionnés. La descente finale
dans la boue était géniale ! Un grand merci à l’organisation toujours
détendue et super sympa."
Sandra Martin termine deuxième. " La descente de la fin
ressemblait à un toboggan de boue. La première partie du 42 km est
technique mais le parcours reste magnifique dans sa globalité et très
ludique. Malgré la pluie je ne suis pas déçue, la météo fait partie du
jeu ! " Delphine Roux complète le podium.
Le 42 km hommes a été dominé par Michel Lanne. " La
météo ne m’a pas gêné. J’aime quand il pleut, même si le terrain
devient glissant et boueux. La course s’est bien passée pour moi, c’est
parti vite et j’ai pris de l’avance dans la descente pour creuser les
écarts. La dernière descente dans la boue était hallucinante, ce qui ne
m’a pas empêché d’accélérer. En plus ça glisse tout seul. L’organisation
est super comme d’habitude. On se sent en Ubaye comme à la maison. Au
niveau du tracé, rien à dire, il est de qualité. Un beau rendez-vous de
l’année ! " Saïd Mansouri, et Bertrand Brochot, prennent la deuxième et troisième place.
Belle prestation de Yann Alarcon qui se classe premier espoir
et 6ème ex aequo avec son copain de team Matthias Mouchart. "En montée, précise Yann, je
sentais mes jambes lourdes. Gravir le Chapeau de Gendarme a été pour
moi une difficulté majeure sur ce 42 km. J'ai pu finir par trouver un
bon rythme et réussir à accélérer en descente La pluie ne m'a pas
perturbé puisque le tracé reste super. Il est à la fois technique et
beau. On peut parcourir de jolis singles, des beaux virages ainsi que
des montées sèches."
Séverine Bovero et Gaël Reynaud, s'imposent avec brio sur le 23 km. "Ma
course s’est super bien déroulée, constate Gaël, je ne voulais pas
partir trop vite sur le plat, alors j’ai décidé de rester derrière au
début. Dans la montée j’ai accéléré pour me retrouver seul. J’ai réussi à
gérer ma montée et ma descente. La boue a un peu compliqué les choses
notamment sur la descente finale." Paul Mathou a confirmé son énorme potentiel et se hissant à la deuxième place. " La
descente dans la boue était géniale. La difficulté pour moi était
située dans la première partie du parcours. J’ai eu du mal à gérer la
distance dans le plat du début mais j’ai su aller au-delà. je me suis
amusé dans la boue dans les descentes." Laurent Marquis monte sur la troisième marche de la boîte.
Sur le 12 km Valérie Clément et Florian Mairy devancent Juliette Willmann et Matthias Eymard. Céline Ravello et Charley Couton sont troisièmes.
Le 23 et 42 km de l'Ubaye trail Salomon comptent pour le
Challenge des trails de Provence. Il reste désormais à disputer trois
trails courts et deux trails longs. Après l'étape autour de
Barcelonnette, Amandine Ferrato et Frédéric Gaethofs, sont toujours
solidement installés à la première place des trails courts. Scores plus
serrés pour les trails longs, avec Perrine Scheiner qui reste leader et
Thomas Pigois qui passe en tête.
Les tops 3, 5 ou 10
12 km
Femmes
1 Valérie Clément, Ventoux Trail Club, 01:13:33.
2 Juliette Willmann, Barcelonnette, 01:16:05.
3 Céline Ravello, Figeac AC, 01:19:20.
Hommes
1 Florian Mairy, team Optisport-Uglow, 00:55:42.
2 Matthias Eymard, Aix Athlé Provence, 00:58:06.
3 Charley Couton, I'M A Runnerblois, 00:58:08.
23 km
Femmes
1 Séverine Bovero, team Terre de Running Mizuno, 02:19:12.
2 Elise Poncet, EA Saint Quentin en Yvelines, 02:25:32.
3 Corinne Favre, team La Sportiva, 02:35:02.
4 Jeanne Peyron, Meylan, 02:40:17.
5 Carole Guérin, AMSL Fréjus, 02:46:17.
Hommes
1 Gaël Reynaud, team Optisport-Uglow, 01:54:45.
2 Paul Mathou, Buff France Team / Les Saisies, 01:59:31.
3 Laurent Marquis, UAHV,2:02:01.
4 Nicolas Ligier, trail Club de Provence / Passion Course, 02:04:00.
5 Jérôme Michon, Terre de Running, 02:06:10.
42 km
Femmes.
1 Mélanie Rousset, team La Sportiva,04:52:06.
2 Sandra Martin, team Passion Course,04:57:40.
3 Delphine Roux, team X-Bionic,05:08:02.
4 Océane Boutarin, Val-des-Prés, 05:10:44.
5 Virginia Oliveri, team Salomon Italie, 05:22:49.
Hommes.
1 Michel Lanne, team Salomon, 03:52:04.
2 Saïd Mansouri, Gap Hautes-Alpes Athlétisme, 03:55:11.
3 Bertrand Brochot, Team Optisport-Uglow, 03:59:32.
4 François Holzerny, NCAA, 04:00:21.
5 Nicolas Perrier, team Hoka, 04:05:28.
6 Yann Alarcon, team Salomon Espoir, 04:05:43.
7 Matthias Mouchart, team Salomon Espoir, 04:05:43.
8 Stéphane Bégaud,trail Club de Provence/ Passion Course, 04:12:06.
9 Ugo Ferrari, team Optisport-Uglow, 04:13:02.
10 Florian Becker, AC Pouillon, 04:13:55.
Les résultats complets en page Résultats des Courses
Propos de trailers recueillis avec la complicité de Marine Piranian, attachée de presse de la Vallée de l’Ubaye.
Crédit photos Robert Goin 
7500 amateurs de Trail de 87 pays attendus à partir du 24 août !
Pour les trailers du monde
entier, participer à l'une des courses de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc
est bien un objectif. Si dès la première édition (2003), les Américains
sont déjà présents sur l'UTMB, les 14 autres nationalités étaient
européennes. Depuis, au fil des ans, le phénomène a pris de l'ampleur et
s'est mondialisé avec, dès la 5ème édition en 2007, une représentation
des cinq continents. De plus en plus de nations, de plus en plus de
représentants de chaque nation : l'Ultra-Trail du Mont-Blanc est devenu
la Mecque du trailer, La Course qu'il faut avoir fait au moins une fois
dans sa vie...
En 2015, ils ont été 15 500 à vouloir participer. Un nombre
que l'organisation doit limiter, non seulement par respect d'un
environnement exceptionnel, mais aussi par respect des candidats, dont
certains ont traversé le monde, qui ne sont pas venus pour se trouver
pris dans des embouteillages. En effet, les chemins du tour du
Mont-Blanc ne sont pas dimensionnés pour accueillir un tel flux de
coureurs, dont il serait difficile d'assurer la sécurité dans un
environnement de pleine montagne.
Ils seront tous ensemble au départ mais avec des objectifs un peu différents !
Alors que pour les élites, le podium est le
premier objectif, pour plus 7 300 coureurs, franchir la ligne d'arrivée,
et être finisher, reste le graal final. Pour la grande majorité, le
challenge à relever est celui du temps contre ses propres limites.
Parmi eux, André, 41 ans, qui avait un avenir
prometteur dans la boxe anglaise. Pour des raisons de santé, il doit
arrêter. Il se met à courir, sans objectif précis, juste pour se
détendre... Une rencontre décisive et le voilà parti sur les trails...
de plus en plus long !
Ou Emmanuel 46 ans, responsable d'un service de
chirurgie oncologique : il court pour le plaisir, la découverte de soi
mais aussi et surtout pour toutes celles qu'il soigne et n'ont pas la
chance de pratiquer une activité physique... « Cette activité me donne la force de poursuivre ma mission de soignant et d'apporter du réconfort. »
David est Chti et trailer ! Comme beaucoup de
nordistes, David est fils de mineur de fond et amoureux de sa région, de
ses terrils et du labeur dont ils témoignent. Passionné de trail, il a
trouvé son terrain d'entraînement sur les plus hauts terrils d'Europe,
les terrils de Loos-en-Gohelle pour préparer son UTMB !
Ou encore Clément, 31 ans, l'un des 120 dossards
solidaires de l'UTMB... Cette année Clément s'est octroyé sa « petite
trotte à Clément », une année d'itinérance autour des montagnes du monde
pour préparer l'UTMB et récolter près de 4 000 € afin de rénover, via
l'association Children's home, une école primaire au Népal.
5 épreuves tout au long de la semaine :
• La PTL : env. 300 km et 26 000 m D+ -
Départ lundi 24 Août à 17:30 – Chamonix (FR) : Equipes indissociables de
2 ou 3 coureurs – en autonomie complète et en 142h maximum.
• La TDS : 119 km - 7200 m D+ - Départ mercredi 26 Août à 6:00 - Courmayeur (IT) : en semi autonomie et en 33 heures maximum.
• L’OCC : 53km - 3 300 m D+ - Départ jeudi 27 Août à 8:00 – Orsières (CH) : en semi autonomie et en 14 heures maximum.
• La CCC : 100km - 6000 m D+ - Départ vendredi 28 Août à 9:00 – Courmayeur (IT) : en semi autonomie et en 26 heures et 30 minutes maximum.
• L’UTMB : env. 170 km et 10 000 m D+ - Départ vendredi 28 août à 17:30 – Chamonix (FR) : en semi autonomie et en 46 heures maximum.
Photos Pascal Tournaire
La 62ème édition sous le signe des nouveautés !
Trail et course sur route à la fois, course
d’endurance par excellence au parfum d’aventure, la SaintéLyon est le
rendez-vous culte de fin de saison et envoûte littéralement tous ceux
qui y participent, en solo ou en relais. Courir la nuit, au coeur d’un
immense ballet de frontales sur les crêtes des monts du Lyonnais est
toujours, quelles que soient les conditions météo, synonyme de magie. Et
ils seront 15 000 participants à partager cette nuit de lumières le 5
décembre prochain !
Inscriptions
Comme depuis quelques années, les 15 000 dossards au
total de tous les formats risquent bien de trouver preneurs avant
décembre. En général dès la fin octobre, les inscriptions sont
complètes.
Les nouveautés 2015
• Côté parcours : Exit le Bois d'Arfeuille pour un
nouveau point culminant à Saint André la Côte. C’est le point culminant
de l'épreuve avec 930m d'altitude
• Passage par une nouvelle passerelle pour passer la rivière
le Garon plus au Sud. Cette petite rivière à caractère torrentiel est
mythique de la SaintéLyon. Il existe 5 passerelles pour la traverser
mais à cette période de l'année (décembre), certaines peuvent être
inondées : Les coureurs emprunteront une passerelle plus au nord que
celle empruntée l'an dernier à environ 2 km de Chaponost.
• L’arrivée se fera dans un nouveau lieu : dans la Halle Tony
Garnier. Avec une capacité de 17 000 m2, elle est la deuxième plus
grande salle de concerts en France après Bercy à Paris. Située dans le
quartier de Gerland à Lyon. En 2014, la salle a fêté ses 100 ans.
Concerts, spectacles, expositions, colloques tournages de films, ou
manifestations sportives, la Halle Tony Garnier avec sa toiture à redans
et ses 22 arches métalliques va accueillir le 6 décembre, les 15 000
coureurs pour une arrivée chaleureuse et confortable !
Un nouveau lieu d'accueil et un nouveau village dans la Halle Tony Garnier
Dans ce lieu mythique, chaleureux et historique, le
Village Expo de la SaintéLyon va s’installer au coeur de la Halle Tony
Garnier à Lyon et bénéficier d’un réel renouvellement, dû au lieu
assurément, mais aussi à une forte volonté des organisateurs. Dans ce
village, tous les coureurs soit 15 000 coureurs viennent chercher leurs
dossards et les derniers conseils.
Extra-Sports souhaite développer la partie animations,
rencontres et échanges et doubler la capacité d’accueil dans un lieu
propice et idéal !
L’espace exposants comptera une superficie totale de 2 200m2
(le double par rapport à 2014) avec des stands de qualité (stand 9 m²
(3×3) ou 18m² (6×3) avec cloisons de séparation en mélaminé). L’accès
est gratuit et ouvert à tous : coureurs, accompagnateurs et grand public
soit plus de 20 000 visiteurs attendus sur les 2 jours d’exposition
(vendredi 4 décembre 2015 de 13h00 à 20h00 et samedi 5 décembre 2015 de
10h00 à 19h00). Le Village Expo de la SaintéLyon promet d’être riche en
opportunités : promotion et vente de produits, services auprès d’un
public de passionnés, ambiance chaleureuse avant une nuit blanche et
fraîche, mais illuminée !
Les courses au programme :
SAINTÉSPRINT - Solo / Chrono - 22 Km
SAINTEXPRESS - Solo / Chrono - 44 Km
SAINTÉLYON - Solo / Chrono - 72 Km
SAINTÉLYON - Relais 2 - 28 et 44 Km
SAINTÉLYON - Relais 3 - 28, 24 et 20 Km
SAINTÉLYON - Relais 4 - 15, 13, 24, 20 Km
Infos et inscriptions : http://www.saintelyon.com/
Photos Gilles Reboisson